23.03.2009

La grève n’est pas une solution face à la crise !

Nous vivons tous une crise mondiale : les ouvriers, les cadres, les chômeurs, les artisans, les chefs d’entreprises…, nous sommes tous confrontés aux mêmes difficultés. L’inquiétude grandissante face à ce climat d’incertitudes est légitime.

Une chose est en revanche certaine : la grève n’est pas la solution à la crise ! Quand on sait que cette grève va coûter près d'un demi-milliard d'euros ; avons-nous besoin de ceci en ce moment ? Les différentes mesures engagées, qui sont indispensables, coutent déjà très cher et creusent la dette. Et la dette, qui va la régler ? nous tous bien-sûr. Un plan de relance de l’économie est mis en œuvre. Il est indispensable de relancer l’activité qui garantit l’emploi. Des mesures de justice pour les plus fragiles ont également été adoptées.

Cette grève va prendre en otage des millions de personnes. Fait étrange, les cortèges de manifestants sont constitués essentiellement de salariés protégés (poste, SNCF, éducation, etc…) qui, même s’ils subissent la crise, ont la chance, contrairement à de nombreux salariés du secteur privé, de n'avoir aucune crainte pour leur emploi.

Je déplore la mauvaise foi de certains responsables syndicaux, qui en cette période préfèrent égoïstement faire de la publicité autour de leur personne que défendre les intérêts des travailleurs. Ces mêmes syndicats sont plus motivés pour détruire les entreprises (entreprises = emplois) que pour défendre la cause des employés. Quand ces derniers seront au chômage suite aux différents mouvements de grève, où seront ces syndicalistes ?

Ces mouvements sont ultra-politisés. En effet, nous retrouvons derrières les banderoles tous les groupes d’extrême gauche, avec quelques socialistes qui ont réussi à négocier leur place sur les photos….

Et tout ceci uniquement pour permettre aux organisations syndicales de se féliciter de «la très forte mobilisation, expression d'un mécontentement général qui appellera très vite d'autres actions ».

Alors en cette période, ne répondons pas à ces appels égoïstes, et restons solidaires ! Les cortèges n’ont jamais relancé une économie au ralenti. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si d’autres pays n’ont pas opté pour ce choix. Mais, en France, nous sommes à contre sens : quand il faudrait travailler plus, on préfère la grève !

20.03.2009

Tête de liste PS aux européennes : encore un feuilleton !

Vincent Peillon sera la tête de liste du PS pour les élections européennes dans le Sud-Est. Le député européen (parmi les recordmen d’absentéisme à Strasbourg) a déclaré : "C'est un crève-coeur pour moi (...) Ce n'est pas un choix que j'ai fait. (…) Cela a été un choix fait par Martine Aubry". Il semble déjà très motivé….

Gérard Collomb, furieux, n’a pas manqué de dénoncer vertement ces "méthodes bureaucratiques" en qualifiant le "parachutage" de Vincent Peillon dans le Sud-Est (qui a écarté certains de ses proches) de digne "du comité central du Parti communiste d'URSS". D’autres personnalités du PS ont également fortement critiqué ces pratiques politiciennes…

Ce nouveau « Dallas » socialiste vient rajouter un peu plus de discrédit sur cette formation politique, d’autant que personne ne connaît réellement le positionnement du PS sur la question européenne (certains sont favorables à la construction européenne, d’autres tels que Montebourg et Fabius sont farouchement contre, et ce parti fait régulièrement liste commune avec le PC dont il est inutile de préciser la vision de l’UE).

La campagne européenne commence bien…

17.03.2009

Le Plan de Relance du MoDem dans 1 mois !

Jean François Kahn, tête de liste MoDem dans le Grand Est pour les élections européennes de juin, a encore déblatéré sur d’autres responsables politiques lors d’un interview au Figaro (13/03). Là, aucune surprise. Nous avons l’habitude de le voire sur les plateaux TV, où ses critiques prennent surtout l’allure de numéro de cirque. Et évidemment, rien de constructif et aucune idée. Ou presque….En effet, il a annoncé qu'il allait "faire des propositions sur la crise très nettes, dans un mois".

Après le plan totalement démagogique du PS deux mois après celui de Nicolas Sarkozy, nous aurons droit à celui du MoDem en avril. Heureusement que nous n’avons pas attendu ces donneurs de leçons !

Profitons-en pour rappeler brièvement la politique de relance du Gouvernement.

Dans un premier temps, l’Etat a mis en œuvre des mesures afin de consolider notre système bancaire. Il y avait urgence, car ce système est la clef de voûte de l’investissement dans notre pays : sans crédit, il n’y a pas d’investissement, pas de création d’emploi, pas d’achat de logement, etc… Et ce plan ne coûtera rien aux contribuables, mais rapportera 1,4 Md€, car il s’agit de garanties et de prêts accordés aux banques.

Ensuite, un plan de relance massif de l’économie a été mis en place par le Gouvernement. « Les 26 Md€ consacrés au plan de relance vont financer partout en France des projets concrets, on va construire, réhabiliter, accélérer des projets d’investissement, partout en France nous allons lancer des chantiers qui vont créer de l’activité et de l’emploi » (F. Fillon).

Puis des mesures de justice et de solidarité pour aider les populations les plus fragiles face à la crise (chômeurs, jeunes en difficulté, classes moyennes modestes,…). Ainsi, 2,6 Md€ ont été débloqués après une rencontre avec les partenaires sociaux.

Ce plan d’une ampleur considérable soutient l’activité économique et donc l’emploi, tout en agissant contre la crise dans un esprit de justice. Mais pour sortir renforcé de cette crise mondiale, il est indispensable de continuer les réformes pour moderniser notre pays.